Depuis 2013, Emilie Losch est la créatrice de la marque anipoli.
Tous ses bijoux sont réalisés à la main dans son atelier situé à Montpellier dans le sud de la France

double-portrait

 

 

 

 

 

 
Crédits photographiques : ACE & SG PROJECT

DEMARCHE ARTISTIQUE

Ma formation en écoles d’art m’a permis d’acquérir un savoir-faire pluridisciplinaire mais aussi la possibilité d’une grande liberté créative. Née en Afrique et passionnée de voyage, j’hybride au sein de mes projets des influences multiples à la frontière de différents domaines, le bijou, l’art, le design et l’architecture. Mon intérêt pour les mathématiques et les fractales ainsi que pour les choses construites, des molécules à l’architecture, m’amène régulièrement à changer mon échelle de lecture du monde pour l’expérimenter et le comprendre autrement. Que se passe-t-il par exemple si un bijou devient une architecture et inversement ? Observant les détails, j’alterne constamment zoom avant et arrière, m’étonnant des similitudes entre micro et macro. Au travers d’une production plastique originale et souvent ludique, je tente de rendre visible la beauté des processus de croissance et de rendre compte d’une cohérence, d’une logique interne qui ferait le lien entre les choses à toutes échelles.

TECHNIQUES

Les techniques du métal que j’utilise sont la découpe de plaque, la mise en forme de fils, la fonte, la soudure au chalumeau, les oxydations… mais aussi les assemblages d’éléments divers et variés qui n’ont rien à voir avec le bijou traditionnel. En terme de catégories de bijoux, j’ai une préférence pour colliers, bagues, broches, bracelets et boucles d’oreilles. La plupart de mes réalisations jouent avec des motifs géométriques et des formes variées pour se développer ensuite en trois dimensions. Le « module » revient souvent, offrant la possibilité en se dupliquant de créer des structures spatiales de plus en plus complexes, comme certaines chaînes ou broches. Le travail d’atelier me permet de mettre en forme mes idées : l’expérimentation des matières et des couleurs, la découverte de solutions techniques se succèdent alors pour aboutir a un vrai bijou autonome. Certains d’entre eux paraissent usinés, mais une lecture rapprochée permet de se rendre compte que la fabrication est artisanale, humaine et donc dotée d’une âme.

MATERIAUX UTILISES

J’aime le travail du métal, qui permet de jouer sur les textures : le brillant, le brossé, le mat Les métaux non précieux, comme l’acier, le cuivre ou le laiton permettent des jeux de couleurs incroyables, notamment avec les possibilités d’oxydation comme le vert-de-gris. J’aime aussi l’argent, plus précieux, avec sa couleur lunaire et sa sobriété qui permet un style épuré. L’argent peut aussi s’oxyder en noir et produire des effets de contrastes intéressants. Enfin j’aime les autres matériaux bruts comme le béton, la terre ou le bois, et les matériaux composites plus récents comme les pâtes polymères, le plastique, la colle, la résine, le textile, etc. qui offrent une infinité de possibilités et de variations. Je reste en fait ouverte à la possibilité d’exploiter toute matière pour laquelle j’aurais un coup de coeur ou qui provoquerait chez moi une idée de bijou contemporain !

 
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